les discrets

sculpture

En cours de fabrication, des petits personnages tout calmes, rêvassant nez en l’air ou méditant sur leurs orteils. Après cuisson, ils iront se perdre en forêt, au pied d’un arbre ou sur une branche, dans des endroits discrets où ils ne devraient être dérangés que par des bestioles en maraude. J’irai peut être leur rendre visite de temps en temps.

gravure au Grife

liens

Je me suis remise à la gravure, dans une asso à Blois qui mérite le détour : le Grife.

Dans un ancien immeuble tarabiscoté, une poignée d’acharnés passent un samedi par mois (matin ET après-midi) sur leurs plaques de cuivre, de zinc, de lino. Il y a 2 belles presses du temps jadis pour les tirages, tous les produits et outils dont on puisse rêver, et deux experts qui conseillent, aident, et s’évertuent à discipliner la zone d’encrage.

Le midi un somptueux casse-dalle se tient à l’étage.

Bref, blésois, blésoises, et habitants des communes limitrophes, si vous avez envie de faire de la gravure, c’est là qu’il faut aller.

https://sites.google.com/site/grifeblois/

 

 

Vanité

sculpture

Un projet déjà un peu ancien, mais que j’aime bien (en fait, j’aime bien dès qu’il y a un squelette ; j’ai raté ma vocation de gardienne de galerie paléontologique) : un crâne mâchoires grandes ouvertes, et deux belles canines, le tout suspendu dans les airs.

Calcaire ; dents en papier, fils de fer et de cuivre.

gravure sur Tetra Pak

choses tentées

Un quelqu’un que je vois peu mais avec plaisir m’a parlé de la gravure sur Tetra Pak.

Il faut commencer par boire 1 litre d’un liquide quelconque, mais conditionné en brique, puis ouvrir l’emballage, y découper un morceau aux dimensions confortables, puis graver la face interne. En grattouillant à la pointe sèche, on obtient des traits ; au papier de verre, des gris ; en enlevant le plastique et l’aluminium, on découvre le carton, et on obtient des noirs. En découpant carrément des morceaux, on a le blanc du papier…

La technique a un petit côté garage très, très sympathique, et le résultat est plein de bonnes surprises.

Divagations

dessin, peinture

A l’origine de ces dessins, il y a des gribouillages faits lors de réunion, puis ce constat : le dessin-réunion est savoureux…

  • car libéré de tout objectif ;
  • car erratique, proliférant dans toute la page, débordant de lui même ;
  • car fait avec les moyens du bord, mais exploités avec un soin inversement proportionnel à l’intérêt de la réunion.

Pourquoi ne pas tenter ce genre d’aventure graphique sur grand format ?

Ce fut fait, en compagnie d’encres de stylo-encre, qui ont la bonne idée de virer de façon imprévisible du bleu à toutes sortes de nuances étranges. J’ai emprunté à Ernst Haeckel un peu de ses incroyables gravures, et piqué à Hokusaï une ou deux carpes, et quelques unes de ses idées scabreuses au sujet de l’érotisme féminin.

Encres sur papier, 120 x 80 cm environ.